Judas Priest

Judas Priest
Judas Priest est un groupe britannique de heavy metal fondé en 1970 par le guitariste K. K. Downing et le bassiste Ian Hill. Le nom du groupe provient de la chanson « The ballad of Frankie Lee and Judas Priest » de Bob Dylan.

Il s'agit, avec Black Sabbath, d'un des tout premiers groupes du genre, et encore aujourd'hui un des plus influents. Le premier album, Rocka Rolla, comporte des bases hard rock et de fortes réminiscences du rock progressif avec des morceaux longs et planants. Mais dès Sad wings of destiny, le style se durcit considérablement, définissant alors les caractéristiques principales du heavy metal. Le succès de Judas Priest sera dès lors grandissant dans le monde entier.

Le groupe sera l'un des plus marquants des années 1980. Il propulsa à l'avant-plan le genre Arena Metal, caractérisé par des performances hautes en pyrotechnie dans les diverses arènes de hockey des grandes villes du monde. Judas Priest mettra également au monde le look heavy metal biker, avec son habillement de cuir et ses bracelets métalliques à clous. Mais avant tout, c'est son style musical caractérisé par l'utilisation de deux guitaristes solistes (comme Thin Lizzy ou Iron Maiden), au service de compositions raffinées, et la qualité des performances scéniques (plusieurs albums live en attestent, notamment Unleashed in the East) qui font de Judas Priest un des groupes de heavy metal les plus importants.

L'album Turbo voit un passage du côté du métal plus commercial avec l'utilisation de guitares-synthétiseurs (une première pour un groupe de heavy metal), alors que l'album Painkiller marque un retour vers un style beaucoup plus agressif, influencé par le thrash metal. Ce virage coïncide avec l'arrivée du batteur Scott Travis, adepte notoire de la pédale double et successeur des Lars Ulrich, Dave Lombardo et cie.

Le chanteur Rob Halford (surnommé « The Metal God » par les fans) quitte le groupe en 1991 pour mener une carrière solo, remplacé par Tim "Ripper" Owens à partir de l'album Jugulator. Halford est depuis revenu au sein du groupe en juillet 2003. Après une participation remarquée au Ozzfest en 2003-2004, Judas Priest parcourt depuis le monde avec la tournée Angel Of Retribution, suivant la sortie de l'album du même nom.

À l'heure actuelle, Judas Priest est en pleine écriture d'un concept album se basant sur la vie et les prédictions de Nostradamus.



Membres actuels


Rob Halford dit le The Metal God (Chant) (1973-1991 2003-20??)

K. K. Downing (Guitare)(1970-20??)

Glenn Tipton (Guitare)(1974-20??)

Ian Hill (Basse)(1970-20??)

Scott Travis (Batterie)(1990-20??)


Anciens membres


Tim "Ripper" Owens (Chant)(1996 - 2003)

John Hinch (Batterie)(1973-1974)

Alan Moore (Batterie)(1972 et 1975)

Simon Phillips (Batterie)(1977)

Les Binks (Batterie)(1978-1980)

Dave Holland (Batterie)(1980-1989)
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# Posté le vendredi 01 juin 2007 13:12

Discographie de Judas priest

Discographie de Judas priest
Discographie


1974: Rocka Rolla

1976: Sad wings of destiny

1977: Sin After Sin

1978: Stained Class

1979: Hell Bent for Leather

1979: Unleashed in the East

1980: British steel

1981: Point of Entry

1982: Screaming for vengeance

1984: Defenders of the faith

1986: Turbo (album)

1987: Priest...live!

1988: Ram it down

1990: Painkiller (album)

1993: Metal works '73-'93 (compilation)

1997: Jugulator

1998: Meltdown (live)

2001: Demolition

2003: Live in London (live, album et DVD)

2004: Electric Eye (DVD live 87 + promos vidéos)

2005: Angel of retribution

2005: Rising in the East (live, album et DVD)
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# Posté le vendredi 01 juin 2007 13:18

Alice Cooper

Alice Cooper
Biographie

Vincent Furnier est né à Détroit dans une famille aux ancêtres anglais, écossais, français, huguenots, et sa grand-mère était Suisse (Nendard). Il grandit à Phoenix, en Arizona. Il y forme un groupe de rock avec ses copains de classe rencontrés à la Cortez High school : Glen Buxton (guitare), Michael Bruce (guitare rythmique), Dennis Dunaway (basse) et Neal Smith (batterie). Ces racines scolaires et adolescentes contribueront à la force et à la cohésion future du groupe. À l'époque, leur répertoire se compose principalement de chansons des Rolling Stones et des Beatles dont ils jouent le répertoire en playback. Le jeune groupe adoptera différents noms comme The Earwigs (les « perce-oreilles ») en 1964, puis The Spiders (« les araignées ») et The Nazz en 1965.

Dès 1968, ils réapparaissent à Los Angeles sous le nom d'Alice Cooper. Une légende raconte que, étant jeune, Furnier se serait rendu à une séance de spiritisme au cours de laquelle on lui aurait dit qu'il était la réincarnation d'une sorcière du XVIIe siècle portant le nom d'Alice Cooper. Cette légende a, par la suite, été démentie par Cooper lui-même dans plusieurs interviews (parues en 2000 au moment de la sortie de l'album Brutal planet) : il a admis qu'il s'agissait d'un coup publicitaire. Le nom, qu'il a choisi lui-même, lui évoque l'image d'une « charmante petite fille cachant une hachette derrière son dos ». En 1968, ils apprennent que Todd Rundgren a lui aussi un groupe qui s'appelle The Nazz et ils prennent alors pour nom Alice Cooper par provocation, puisque tous les membres sont de sexe masculin. Par la suite, Vincent Furnier prend ce pseudonyme pour lui-même et arrive même sur scène en robe[8]. Ils jouent dans les bars et boîtes de nuit avant d'être repérés par Frank Zappa qui les engage sous son nouveau label, Straight.

Des groupes phares comme les Yardbirds, The Who, The Beatles et The Rolling Stones comptent parmi les principales inspirations musicales du Alice Cooper Group, qui développe un shock rock direct et énergique. Mais c'est surtout au niveau de la scène que ce groupe laisse son empreinte. En effet, l'image androgyne et choquante d'Alice Cooper, novatrice pour l'époque, influence plusieurs artistes et groupes ultérieurs comme Kiss, David Bowie, Lordi, Twisted Sister, W.A.S.P., Rob Zombie, King Diamond et Marilyn Manson, pour ne nommer que les plus connus.


The Alice Cooper Group

Leur réputation de groupe déjanté et malsain intéresse Frank Zappa, grâce à qui deux albums sortent : Pretties For You en 1969, et Easy Action l'année suivante. Ces albums utilisent des références aux Beatles, au rock psychédélique et à la freak music expérimentale. Malgré l'échec commercial de ces deux disques, Alice Cooper s'affirme comme un groupe scénique de premier plan. Au bout d'un an, le groupe, ruiné - ils en étaient alors réduits à vivre à cinq dans la même chambre d'un motel -, décide de tenter sa chance à Détroit, qui semble alors une ville plus accueillante que Los Angeles pour le rock.

Le célèbre cri « kill the chicken! » (« tuez le poulet ! ») qu'aurait poussé Cooper sur scène à cette époque est une légende. Le 13 septembre 1969, lors d'un concert au Rock'n'Roll Revival Festival de Toronto, un fan lance un poulet vivant sur scène. Alice s'en saisit, et, pensant qu'un poulet peut voler, le relance au dessus de lui. Les spectateurs s'en emparent et le déchiquètent littéralement. L'évènement fait le tour de la presse à sensation américaine grandissante et est vite répertorié comme le « kill the chicken».

C'est à Detroit qu'ils rencontrent leur futur producteur, Bob Ezrin, sous la direction duquel ils enregistrent leurs deux disques suivants : Love It To Death (1971), qui révèle alors leurs talents musicaux et capacités commerciales (I'm Eighteen est le premier tube du groupe) et Killer, paru lui aussi en 1971 et qui s'inscrit dans la même veine musicale. Il confirme leur importance grandissante, notamment grâce à deux nouveaux succès, Under my Wheels et Desperado, hommage d'Alice Cooper à Jim Morrison, mort la même année. Killer est un album particulièrement sombre qui justifie un Cooper plus théâtral et obscène sur scène.

Utilisant certains ingrédients du Grand Guignol, Cooper affine son image de marque en découpant des poupées à la hache et en utilisant des accessoires étonnants. Chaise électrique, guillotine, potence et boa constrictor surgissent de la scène. La mise en scène d'une thématique morbide et violente fait émerger Alice Cooper de la scène rock, et le groupe devient une grande attraction aux États-Unis : son public se presse pour voir Cooper crever des ballons remplis de vers au-dessus des premiers rangs et se faire « pendre » en public. Le groupe apparaît également comme le peintre cynique d'une Amérique sombre très éloignée des idéaux de l'époque. On va jusqu'à dire qu'il aurait « coulé le mouvement hippie à lui tout seul ».

En 1972, l'album School's Out remporte un énorme succès. C'est la plus grosse vente de singles du groupe pour les années 1970. Le disque vinyle est vendu emballé dans une culotte féminine en papier, coup de publicité garanti.

L'album Billion Dollar Babies, paru l'année suivante, comporte des compositions qui deviennent des classiques du groupe : Hello Hooray, Elected, No More Mr Nice Guy, etc. Il atteint la première position des ventes aux États-Unis et en Angleterre malgré certains titres choquants comme I love the dead (« j'aime les morts ») qui traite de nécrophilie. La tournée de 1974 est grandiose et Cooper se surpasse au niveau théâtral mais les choses ne tardent pas à se gâter.

Éclipsés derrière un chanteur charismatique et exubérant, certains membres du groupe préfèrent abandonner l'aspect théâtral en spectacle. Cependant, Alice Cooper lui-même n'est pas d'accord, pensant qu'il doit au contraire aller plus loin dans la démesure. Le groupe sort un nouvel opus à la fin de l'année 1973, Muscle of Love. Dès le début du projet, Bob Ezrin quitte le navire. Le guitariste Glen Buxton éprouve des problèmes de santé assez importants pour justifier un remplacement occasionnel. Sans obtenir un succès égal à son prédécesseur, l'album se classe dans le top ten américain mais les tensions internes grandissent. En 1974, à l'issue d'une longue tournée harassante, le groupe est mis en veilleuse. Warner, la maison de disque, en profite pour éditer un Greatest Hits aux juteuses retombées (N°8 aux États-Unis). Le groupe original se sépare fin 1974.


Alice Cooper en solo


Les années 1970, le succès

Alice Cooper entame une carrière solo en s'entourant de nouveaux musiciens (en particulier Dick Wagner et Steve Hunter aux guitares, ex-musiciens de Lou Reed). Il écrit l'album-concept Welcome to my Nightmare qui raconte l'histoire d'un jeune garçon, Steven, plongé dans un cauchemar dont il ne parvient pas à trouver l'issue. Le disque est produit par Bob Ezrin et paraît en 1975. Il s'impose avec des compositions comme Only Women Bleed, Department Of Youth ou Steven. Même si la violence originelle du rock d'Alice Cooper fait place à toutes sortes d'expérimentations allant du cabaret (Years Ago) au rock jazzy (Some Folks), l'ambiance est lugubre et malsaine. L'album est accompagné d'un téléfilm mettant en scène l'histoire, diffusé aux États-Unis.

Le disque remporte un grand succès (N°5 aux É-U) et persuade le chanteur de continuer en solitaire. Un film retraçant les concerts de la tournée Welcome to my Nightmare montre les performances scéniques de Cooper, théâtral et délirant. L'acteur Vincent Price participe à cette tournée. Apparaissent sur scène un cyclope, un écran géant, des monstres et une troupe de danseurs dans laquelle s'illustre sa future femme, Sheril.

Après ce succès, sa carrière décline lentement, tant à cause de ses problèmes d'alcool que des changements de mode. Le disco envahit les ondes radiophoniques et les jeunes se tournent davantage, soit vers les groupes punk, soit vers la seconde vague de heavy metal britannique (Def Leppard, Motörhead...). Cooper, de son coté, ne caractérise plus le provocateur suprême qu'il était entre 1969 et 1975. Alors que les ventes de ses albums décroissent peu à peu, il maintient sa popularité grâce à des ballades qui lui valent certains de ses plus gros succès commerciaux avec par exemple You and Me, I Never Cry et How do You Gonna See Me Now. Les textes de cette dernière sont tirés d'une lettre qu'Alice Cooper écrit à sa femme alors qu'il est interné pour alcoolisme.

Cooper apparait à la télévision, notamment au Muppet Show, et s'éloigne progressivement de son image anti-establishment. Au niveau musical, Alice Cooper goes to Hell (1976) se présente comme une suite au précédent opus, avec la même recherche de diversité. Cette fois, Cooper se retrouve au purgatoire, jugé pour ses méfaits et c'est maintenant à lui-même de s'évader de son cauchemar. Il hante les nuits de Steven avec ses appels de détresse. La tournée de promotion prévue est annulée pour des problèmes d'asthme. La même année, il épouse Sheril Goddard, danseuse et chorégraphe avec qui il a trois enfants. Si le disque rencontre encore un succès estimable, le suivant, Lace and Whiskey (1977), traduit déjà une certaine baisse de popularité. Celui-ci aborde les thèmes de l'alcoolisme et des films policiers en noir et blanc.

À la fin des années 1970, le groupe Kiss obtient un succès phénoménal avec un enregistrement en concert, Alive!. Alice Cooper s'essaie à la même stratégie avec The Alice Cooper Show. Il est interné peu de temps après la sortie de cet album pour subir une première cure de désintoxication. Cette expérience traumatisante devient le sujet central de son nouvel essai, From The Inside, en 1978, qui comporte certaines sonorités disco et d'autres morceaux plus conformes au style traditionnel de leur auteur (Inmates, We're All Crazy, Nurse Rosetta, Serious). Les textes sont inspirées de personnes rencontrées pendant son internement. L'album est coécrit par Bernie Taupin, parolier d'Elton John. La pochette représente le visage de Cooper à nouveau maquillé (il avait abandonné sa marque sur le précédent) devant les portes d'un asile, des aliénés apparaissant derrière ses yeux. La même année, Alice reprend le morceau Because des Beatles, accompagné par les Bee Gees.


Les années 1980 et l'incertitude

Flush The Fashions (1980) voit le chanteur s'essayer aux sonorités électroniques et new wave. L'accueil est timide. L'album contient le morceau Clones, repris plus tard par les Smashing Pumpkins. Cooper présente un nouveau look qui dissimule mal son piètre état physique.

En 1981, Alice replonge dans l'alcool à plein temps. L'album Special Forces (1981) est une tentative de renaissance en un nouveau personnage. L'album fait une intrusion sur les ondes radio avec Who Do You Think We Are. Alice In Paris 1982 est une vidéo, maintenant difficile à se procurer, qui représente bien l'image de cet époque.

L'album Zipper Catches Skin suit en 1982, sans succès et sans tournée pour appuyer cette tentative plus rock que les deux albums précédents.

Suite à ces trois albums, Alice Cooper est épuisé mais il lui reste un album à livrer à Warner Bros. pour honorer son contrat. Il reçoit l'aide de deux anciens collègues, le producteur Bob Ezrin et le guitariste Dick Wagner. Il en résulte Dada (1983) dont la pochette est empruntée à Salvador Dalí. Très expérimental et personnel, il se révèle un désastre commercial monumental. L'album ne bénéficie d'aucune publicité ni spectacle. L'histoire présente un portrait lugubre d'une famille dysfonctionnelle où un homme tourmenté cache un frère cannibale.

Sombrant de plus en plus dans un alcoolisme frénétique, Alice Cooper frôle la mort à quelques reprises. La rumeur veut que, dans un état pitoyable, il projette une suite à Welcome To My Nightmare, en collaboration avec Dick Wagner et Joe Perry. Ce dernier, démissionnaire d'Aerosmith n'est pas au mieux lui non plus. Le projet ne verra jamais le jour. En 1984, il renonce à l'alcool pour sauver sa vie et son mariage.

En 1986, Cooper est sobre et prêt pour son grand retour. Entouré de compositeurs, le chanteur garde désormais un ½il sur les modes et troque sa tenue de provocateur contre un univers de film d'horreur série B. Constrictor (1986), avec pour guitariste principal Kane Roberts, est orienté hard rock. Le titre He's Back est sélectionné pour la bande originale du film Vendredi 13.

L'année suivante paraît Raise Your Fist And Yell qui va piocher dans un heavy metal plus virulent. Alice apparaît dans le film Prince Of Darkness de John Carpenter et signe le titre éponyme de la B.O. En spectacle, c'est le retour d'un personnage plus sanguinolent et gore que jamais. Malgré le relatif insuccès des deux albums, les salles de spectacle se remplissent à l'occasion des tournées.

L'aspect théâtral et provocateur revient ; Cooper interprète alors de vieux titres comme Dead Babies (1971) qui scandalise l'association américaine conservatrice PMRC. Avec d'autres grands du rock/métal comme Ozzy Osbourne et Dee Snider, Alice Cooper est pointé du doigt, accusé d'inciter les jeunes à la violence et au suicide. Certaines villes interdisent ses spectacles. Alice se défendra de cette accusation dans Freedom (1987) et plus tardivement dans Hey Stoopid (1991).

En 1989, Alice participe à la bande sonore du film Shocker de Wes Craven, auquel participent également Desmond Child, Paul Stanley de Kiss, Tommy Lee de Mötley Crüe, Iggy Pop, Megadeth, Dangerous Toys, etc. Alice interprète un morceau typé rap, en duo avec l'acteur Horace Pinker, sur le morceau Shockdance. Ce film comprend une reprise de No More Mr. Nice Guy par Megadeth. La même année, I Got a Line on You figure sur la B.O. du film Iron Eagle II.


Le renouveau des années 1990

Toujours en 1989, on retrouve Cooper avec pour producteur Desmond Child. Pour son nouvel album, il choisit des invités prestigieux : Aerosmith et Bon Jovi. Trash est un succès et permet à Cooper de retrouver son ancien statut. Only My Heart Talkin et Poison sont en outre des succès radiophoniques. Il récidive en 1991 avec Hey Stoopid où le chanteur s'offre les services de Slash, Joe Satriani, Steve Vai, Vinnie Moore et Mick Mars aux guitares ainsi que Nikki Sixx à la basse et Ozzy Osbourne pour les ch½urs. Il apparaît ensuite en tant qu'invité dans le film Wayne's World : il y interprète la chanson Feed My Frankenstein.

Le hard rock et le heavy metal tendent à s'épuiser en ce début d'années 1990, notamment avec l'essor du grunge. Nirvana, emmené par Kurt Cobain, bouscule les standards de la musique et de l'apparence sur scène, contrastant avec le cuir, les chorégraphies et les feux d'artifices des années 1980. Cooper tente de s'adapter en collaborant avec Chris Cornell de Soundgarden. En 1994, il revient avec The Last Temptation. Renouant avec ses concepts et ses personnages, il ressuscite Steven qui va rencontrer un inconnu qui se prétend forain dans un théâtre abandonné. Celui-ci lui présente les sombres réalités de la société américaine. Le forain est en fait une incarnation maléfique de la tentation qui essaiera de troubler Steven. Le disque est accompagné d'une bande dessinée signée Neil Gaiman, plus connu pour son comic book Sandman, édité dans le label Vertigo par DC Comics. Malgré ces efforts, le succès commercial n'est pas au rendez-vous. Par la suite, Cooper doit se contenter d'un succès limité qui s'accompagne paradoxalement du statut de véritable légende vivante.

Entre 1995 et 1999, c'est le vide quasi-total, à l'exception de quelques spectacles dont une tournée avec Scorpions, une compilation (Classicks, 1995), un live (A Fistful Of Alice, 1997) et un coffret de 4 disques (Life And Crimes, 1999). Classicks se conclut avec une reprise de Fire de Jimi Hendrix. Courant 1997, il engage sa fille, la danseuse et actrice Calico Cooper, alors âgée de 16 ans, pour l'accompagner sur scène lors de ses concerts. En 1999, Cooper reprend la route pour ce qui, d'après l'apparence du chanteur et le choix des morceaux interprétés, ressemble à une tournée de promotion pour l'album The Last Temptation. Pendant cette période, Alice fait la connaissance de Rob Zombie, avec lequel il écrit un morceau, Hands Of Death, utilisé sur la bande sonore de la série télévisée X-Files. Cette collaboration influence musicalement ses deux projets suivants.


Le parcours sinueux des années 2000

Alice Cooper entouré de ses musiciens lors d'un concert, en aout 2006En 2000, à l'époque où le metal industriel est popularisé par Marilyn Manson, Nine Inch Nails et Rob Zombie, Alice Cooper sort l'album Brutal Planet qui se veut un regard noir sur le futur humain.[réf. nécessaire] La musique est simple, répétitive, très lourde et jonchée de sonorités électroniques. Les textes sont probablement les plus sombres et les plus pessimistes de sa carrière. Bob Ezrin est de retour au côté de Bob Marlette pour produire cet album que les fans accueillent diversement.[réf. nécessaire] Certains titres de l'album s'inspirent de l'actualité de l'époque ; ainsi, Wicked Young Man fait référence aux tueries dans les écoles et plus particulièrement celle de l' université de Columbine en 1999 , 'Pick Up The Bones raconte l'histoire d'un personnage qui collectionne les ossements de sa famille et ses amis. Il affirme dans ses interviews décrire dans cette chanson ce qu'il a réellement vu sur CNN au moment de la guerre au Kosovo. Le single Gimme remporte un certain succès. De cette « planète brutale » , on se retrouve dans la cité Dragontown (« la ville du dragon »). C'est également le titre de l'album suivant, en 2001, dans lequel il décrit sa vision de l'enfer. Alice Cooper prévoit alors de faire une trilogie et d'intituler le dernier volet du triptyque Spirit Rebellious, mais ce projet est abandonné.

En 2003 paraît The Eyes Of Alice Cooper. L'album est annoncé comme un retour au son rock-garage, pouvant rappeler Love It To Death (1971). Dans le climat musical de l'époque, le metal industriel cède la place au rock garage, avec The White Stripes pour porte-drapeau. Cooper surfe sur cette vague. Dirty Diamond (2005) lui succède. Cooper y aborde ses anciens styles musicaux, des références à des groupes qui l'ont inspiré et des expérimentations. Ainsi, Sunset Babies est une référence aux Rolling Stones. La sonorité du morceau Dirty Diamond rappelle les Queens of the Stone Age. On peut entendre Alice Cooper chanter à la manière Johnny Cash sur The Saga Of Jesse Jane et l'album se conclut avec une collaboration rap-metal avec Xzibit, Stand. En 2008, Tobias Sammet obtient, par le biais d'Eric Singer (qui joue de la batterie pour les deux artistes), la collaboration d'Alice Cooper sur le titre The Toy Master pour le nouveau volet du projet opéra-metal Avantasia.

La même année sort le dernier album en date d'Alice Cooper, Along came a spider. Le line-up a bien changé et seuls Eric Singer et Chuc Garric sont confirmés à leurs postes, respectivement la batterie et la basse. Ryan Roxie, notamment, après plus de 10 ans de service au sein du groupe, a tiré sa révérence l'année précédente. Along came a spider raconte l'histoire d'un dangereux criminel, surnommé l'araignée (The spider), qui assassine des jeunes filles en laissant leurs corps dépouillés d'une jambe. Son but est de rassembler huit jambes pour devenir lui-même une araignée, mais cet objectif finit par être contrarié lorsqu'il tombe amoureux de sa dernière victime. Il semblerait que l'araignée soit en fait Steve. Deux invités sont présents : Slash joue de la guitare sur le premier single Vengeance is mine et Ozzy Osbourne joue de l'harmonica et chante sur Wake The Dead. Cet album connaît un certain succès commercial : c'est le mieux vendu au Royaume-Uni depuis The last temptation et aux États-Unis depuis Hey Stoopid!. Après avoir habitué le public à un aspect plutôt sobre depuis The Eyes Of Alice Cooper, Alice Cooper opte pour une nouvelle apparence franchement gothique et théâtrale, avec une nouvelle panoplie de costumes extravagants et une nouvelle version de son célèbre maquillage[14]. Alice Cooper met fin en décembre 2008 à sa tournée Psycho Drama Tour, qui avait débuté début 2007, avant d'entamer la tournée promotionnelle d'Along came a spider au printemps 2009.


Autres engagements et activités

Restaurant

Alice Cooper a fondé le restaurant Alice Cooper's Town à Phoenix


Réfection du panneau Hollywood

Alice Cooper est à l'origine de la réfection du panneau Hollywood en 1978, alors très fortement dégradé et voué à disparaître. Il a financé lui-même le dernier O .


Apparitions, collaborations et hommages

En musique

En 1985, Alice Cooper chante deux couplets sur le titre "Be Chrool To Your Scuel", issu de l'album Come Out And Play du groupe de hard rock Twisted Sister. Il apparait également dans le clip vidéo consacré à cette chanson.

En 1991 il est invité à chanter la chanson "The Garden" présente sur l'album Use Your Illusion I du groupe de hard rock Guns N' Roses.


Au cinéma et à la télévision

Alice joue le rôle du père adoptif de Freddy Krueger dans le film La Fin de Freddy - L'ultime cauchemar et apparait dans un film de John Carpenter, Le prince des ténèbres, dans lequel il joue un tueur possédé. Il a joué son propre rôle dans la série That '70s Show, dans l'épisode Sexy Donna de la troisième saison. Il joue à Donjons et dragons avec des présentateurs radios tout en fumant de la drogue. En 1992, il joue son propre rôle dans le film culte Wayne's World de Penelope Spheeris avec Mike Myers et Dana Carvey. Alice Cooper a aussi participé à des spots publicitaires pour les hôtels Marriott, pour une marque de fournitures scolaires, pour Samsung et fait une apparition dans une publicité pour les pneus Bridgestone. Dans le dernier épisode de la saison 1 de Californication, Madeleine Martin interprête Only women Bleed.


Relation avec d'autres artistes

Lors d'une interview donnée en 1978 au magasine Rolling Stone, Bob Dylan déclare qu'il pense qu'Alice Cooper est « un compositeur sous-estimé ».

Dans la préface du coffret rétrospectif The life and crimes of Alice Cooper, John Lydon des Sex Pistols déclare qu'il considère Killer comme le plus grand album de rock de tous les temps et a présenté, en 2002, son propre hommage à Cooper sur la BBC.

En 1999, Cleopatra Records conçoit un album-hommage à Alice Cooper avec la contribution d'un certain nombre de stars du rock et du heavy metal, parmi lesquelles Dave Mustaine, Roger Daltrey, Ronnie James Dio, Slash, Bruce Dickinson, et Steve Jones. Cet album témoigne de l'estime que portent à Alice Cooper d'autres éminents musiciens au sein de l'industrie de la musique.

En 2007, l'ex-chanteuse de Nightwish, Tarja Turunen, fait une reprise de Poison.

Parmi les admirateurs non-musiciens de Cooper figuraient Groucho Marx et Mae West, qui ont tous deux apprécié ses premiers spectacle comme une sorte de vaudeville, et Salvador Dalí, qui lui a dédié en 1973 un hologramme intitulé Premier cylindre. Portrait du cerveau de Alice Cooper. Une réplique de cet hologramme est exposée au Dali Museum de St. Petersburg, en Floride. Le chanteur, qui, avec ses musiciens Dennis Dunaway et Glen Buxton, a étudié le peintre durant son cursus scolaire à la Cortez High School de Phoenix (Arizona), a utilisé le tableau Marché d'esclaves avec apparition du buste invisible de Voltaire pour son album Dada, dont le titre fait référence au dadaïsme.


Sport

Dans une entrevue accordée à Golf Digest en décembre 2006, Cooper raconte qu'au début des années 1980, il pouvait ingurgiter une grande quantité d'alcool chaque jour et cependant jouer au golf, parfois complètement saoul. Après avoir vu la mort de tout près, il entreprend de s'adonner sobrement au golf à raison de 36 trous par jour durant un an. Une décision qui change sa vie, puisqu'il n'a jamais repris un verre d'alcool depuis. Le golfeur, qui présente aujourd'hui un index de 5.3, avoue également avoir trouvé dans le golf une drogue enivrante. « Le golf est le crack du sport! À partir du jour où j'ai commencé à jouer sérieusement, je suis devenu accro et le golf a sauvé ma vie », affirme-t-il.


Engagement religieux

Contrairement à ce qui est couramment prétendu, Alice Cooper n'a jamais pratiqué l'occultisme. Il est à présent engagé dans une grande église protestante américaine et a aussi fondé la Solid Rock Foundation, association qui vient en aide à des jeunes défavorisés.


Diversité musicale

Alice Cooper "pendu" lors d'un concert en aout 2007. Lors de chaque représentation, le personnage est exécuté (artificiellement) avant de ressusciter, généralement dans la machine du Docteur FrankensteinIl serait réducteur de classer Alice Cooper dans la seule catégorie hard rock tant sa carrière, en particulier dans les années 1970 et surtout 1980, est marquée par l'éclectisme.

Alice Cooper est ainsi connu tout autant pour les hurlements de School s' Out que pour son intrusion dans un registre crooner avec un I Never Cry que Sinatra lui-même a fortement apprécié.

Cooper a fait des incursions dans de très nombreux styles musicaux : hard rock des années 1970 avec Elected, rock typé années 1950 avec Be My Lover ou encore Under My Wheels, punk avec School's Out, rock jazzy façon Doors sur Welcome To My Nightmare et I'm The Coolest, blues sur I'm Eighteen, country-western sur Desperado ou encore pop sur No More Mr Nice Guy. Alice Cooper s'est également attaqué à des genres plus éloignés du rock, comme le funk - l'introduction de Wish You Were Here a un air de famille avec celle de Shaft, un classique de ce style - et le gospel (Teenage Lament '74, Give The Kid A Break).

Cooper a en outre abordé certains styles musicaux apparus au cours de sa carrière, comme le disco, notamment sur From The Inside, ou la new wave au début des années 1980. Dans un registre musical plus dur, les albums Constrictor et Raise your fist and yell peuvent se classer davantage dans le heavy metal alors que Brutal Planet et Dragontown donnent dans le metal industriel.

# Posté le vendredi 01 juin 2007 13:23

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 07:43

Kiss

Kiss
Kiss est un groupe de Glam Metal fondé dans le Queens à New York en 1972 par le guitariste Paul Stanley (de son vrai nom Stanley Eisen né en 1952) et le bassiste Gene Simmons (Chaïm Witz, 1949).

# Posté le vendredi 01 juin 2007 13:28

Iron Maiden

Iron Maiden
Les débuts :

Iron Maiden a été formé vers le début des années 1975 par le bassiste Steve Harris, bientôt rejoint par Dave Murray, guitariste. Trente ans plus tard, ils sont devenus les piliers du groupe.

Durant les deux années qui suivent, le groupe change plusieurs fois de membres, excepté Harris et Murray, et joue des chansons influencées par Black Sabbath, UFO, Thin Lizzy ou Deep Purple. En 1978, le line-up est stabilisé par l'arrivée de Doug Sampson à la batterie et du chanteur Paul Di'Anno. Ce dernier apporte une attitude plus punk bien que la musique reste incontestablement heavy. Le groupe se forge une grande popularité au Royaume-Uni en parcourant tous les clubs du pays qui acceptent d'engager des formations de hard rock en pleine tempête punk. Les musiciens font la connaissance de Rod Smallwood, leur futur manager et "sixième membre" . En decembre 1978, le groupe enregistre enfin sa première démo, Soundhouse Tapes , éditée à 5000 exemplaires. Grâce au bouche à oreille, cette première galette s'arrache en quelques jours. En 1979, Clive Burr remplace Sampson et Dennis Stratton entre dans le line-up en tant que deuxième guitariste,un plus indispensable pour les compositions du groupe. Quelques mois plus tard, EMI, se basant sur le buzz autour des musiciens, les signe pour quatre albums. Ils entrent en studio et enregistrent leur premier vrai album, Iron Maiden qui prend aussitôt la 4e place du hit-parade britannique. Malgré une production très sommaire, on retrouve le meilleur de tout ce que le groupe peaufine depuis des années et des centaines de concerts ( Phantom Of The Opera, Remember Tomorrow, Iron Maiden, Prowler...). Invité à Top Of The Pop, Le quintette refuse de jouer "Running Free" en play back et devient le premier goupe à jouer "live" depuis les Who en 1972.

Bien établi à domicile, le groupe ouvre aux USA pour Judas Priest et en Europe pour Kiss, volant proprement la vedette à ces derniers. Puis, Stratton est remercié et remplacé par Adrian Smith, un ami d'enfance de Dave Murray. Sur la pochette du maxi "Sanctuary", Eddie poignarde Margaret Thatcher qui vient d'arracher une affiche annonçant un concert du groupe. La censure force l'illustrateur Dereck Riggs à rajouter un bandeau à sa victime pour la rendre moins reconnaissable (Information incertaine, suivre ce lien pour une autre version de l'incident : http://www.crosstowntraffic.fr/index.php?sujet_id=418). Pour le single suivant, "Woman In Uniform", la Dame de Fer a sa revanche. Cette fois c'est elle, placée en embuscade avec un fusil, qui attend la mascotte du groupe pour lui faire sa fête.

L'année d'après, le groupe sort Killers ( n°12 GB, n°70 US), leur 2ème album très attendu. Seules Killers, Prodigal son, Genghis Khan, Purgatory et Murders In The Rue Morgue sont de nouvelles compositions, le reste faisant déjà parti du répertoire rodé sur scène depuis la fin des 70's. Cette fois, le groupe a fait appel au producteur Martin Birch ( Deep Purple, Whitesnake, Black Sabbath...) pour un son bien plus clair et puissant. Iron Maiden entame sa première tournée mondiale, le Killers World Tour, qui mène le groupe pour la première fois de sa carrière au Japon suite à la tournée Européenne et américaine.

En septembre 1981, Di'Anno est renvoyé du groupe pour cause d'abus de drogues et de son rejet de tout projet de longue tournée. Il est remplacé par Bruce Dickinson ex-Samson, qui se démarque de son prédécesseur par une voix plus mélodique et variée. Une tournée italienne de 5 concerts a lieu à la mi-octobre 81 pour présenter le nouveau chanteur et ainsi briser la glace. Dès ses débuts, le chant de Bruce eu les effets escomptés: Iron Maiden sort The Number of the Beast le 22 mars 1982 et connaît avec cet album un succès international. L'album rafle la première position au Royaume-Uni et est certifié disque d'or aux USA( n°1 GB, n°33 US) . Aux États Unis, la réaction des milieux puritains contre la pochette "sataniste" du groupe lui vaut un bon coup de publicité. Les titres Number of the Beast, Run to the Hills et Hallowed be thy Name s'imposent comme des classiques absolus, incontournables des rappels en concert. "NOTB" est considéré par plusieurs comme l'album fétiche d'Iron Maiden, l'incontournable. Le groupe amorce alors sa deuxième tournée mondiale, 179 shows devant 1 million de spectateurs, le quintette s'aventurant cette fois également en Australie. À la fin de la tournée, Burr doit quiter le groupe à cause de ses problèmes de santé. Son successeur s'appelle Nicko Mc Brain, batteur jazz de formation très technique mais également capable de cogner comme un sourd (et ex-membre du groupe français Trust). Iron Maiden se trouve ainsi sous sa meilleure formation qui restera inchangée jusqu'en 1990 et reste pour beaucoup de fans LE line up .



Golden Years

Contrairement à l'album précédent, enregistré sous pression, le quatrième disque est conçu aux Bahamas dans un pub converti en studio. Surtout, les relations se détendent entre Harris et Dickinson qui sur la précédente tournée avaient tendance à se disputer la première place sur scène, l'un pour garder son leadership, l'autre pour affirmer sa présence. Le résultat est à la hauteur des espérances. En 1983 paraît, "Piece Of Mind" ( n°3 GB, n°14 US), production léchée, parties de guitares ultra mélodiques, batteur virtuose, chanteur en état de grâce et compositeur-bassiste génial, tout est là. Le second single, "The Trooper", suffit à résumer l'impact de l'album au moment de sa sortie. Il est certifié disque de platine aux USA et en dépit d'une popularité encore relativement limitée chez l'Oncle Sam, le groupe décide d' y monter sa première tournée des grandes arènes en tête d'affiche. Pari risqué mais qui fonctionne et inaugure une ère de prospérité pour le quintette sur le Nouveau Monde.

Poursuivant un plan de carrière défini par Smallwood, le groupe ne s'accorde que quelques mois de repos avant de retrouver le chemin des studios et peaufiner son nouveau plan d'attaque: une tournée gigantesque de plus d'un an passant non seulement par les USA, le Japon, l'Europe de l'Ouest et l'Australie mais aussi l'Amérique du Sud et certains pays de l'URSS, ce qui est alors peu courant. Elle prévoit un calendrier fixe de 6 concerts par semaine (impensable de nos jours) dans les plus grandes salles et stades du monde, le déplacement d'une infrastructure énorme dont des décors inspirés de l'Égypte antique. Nom de la bête: "World Slavery Tour", du nom de l'album "Powerslave" ( n°2 GB, n°21 US) qui sort en 1984.Cette fois, c'est un raz de marée qui fait entrer Iron Maiden au panthéon du rock. Avalanche d'or et de platine, tournée triomphale, passage au festival Rock In Rio, tout çà ne serait rien sans le principal: un album abouti dont s'échappe un nouveau classique immortel,"2 minutes to midnight", mais aussi un véritable chef d'½uvre, l'épique "The Rime Of The Ancient Mariner" qui s'étale sur 13 minutes et sera joué pendant toute la tournée. Les 4 concerts de Long Beach Arena en Californie ( 50 000 spectateurs) sont enregistrés pour les besoins d'un album live. Paru en 1985, "Live After Death" ( n°2 GB, n°19 US) s'impose comme un témoignage historique de ce long périple. Bruce Dickinson sort éreinté de la tournée et ne participera pas à l'écriture du prochain disque.

Parvenu à un sommet de popularité, le groupe décide d'innover en rajoutant quelques touches électroniques à son nouvel opus, "Somewhere In Time" ( n°3 GB, n°11 US) qui abandonne l'antiquité des pharaons pour le monde futuriste de Blade Runner dont le thème servira d'introduction aux concerts de la prochaine tournée. Pour compenser l'effacement provisoire de Dickinson, Adrian Smith est appelé en renfort pour la composition. Il signe deux des morceaux majeurs de l'album, "Wasted Years" et "Stranger In A Strange Land" qui serviront tous les deux de singles. Même si il surprend certains fans, l'album connaît un succès équivalent au précédent et annonce déjà les évolutions du prochain. une nouvelle interminable tournée est mise en branle et occupe le groupe jusqu'à la mi-87.

L'année suivante, Iron Maiden atteint le point culminant de sa carrière avec "Seventh Son Of A Seventh Son" ( n°1 GB, n° 12 US), concept album magistral où le groupe croise metal et rock progressif . Il apparaît comme l'achèvement d'une évolution entamée dés le premièr album et qui a fait passer un modeste groupe de banlieusard londonien au statut de plus grand groupe de metal européen. 3 singles, "Can I PLay With Madness", "The Evil That Men Do" et "The Clairvoyant" se classent dans le Top Ten britannique. C'est le meilleur exemple de ce que peut donner la collaboration entre Harris, principal compositeur depuis les débuts et Smith et Dickinson dont l'implication s'est accrue avec le temps. En chauffe salle de la tournée US, on retrouve Megadeth puis Guns n' Roses. En Août, Iron Maiden est tête d'affiche de la plus grosse édition du festival Monsters Of Rock de Donington, véritable Mecque du metal devant 110 000 spectateurs. La journée est marquée par la mort de deux spectateurs pendant le set de Guns n' Roses.

A la fin de la tournée, Bruce Dickinson se lance dans son premier album solo avec à la guitare un certain Jannick Gers et part en tournée en solitaire. Début 1990, Adrian Smith est viré du groupe. La lassitude du guitariste est invoquée mais il semble bien que ce départ soit plus dû à la volonté de Steve Harris de reprendre le groupe en main et de revenir à un son plus basique. Entre temps, Gers est intronisé comme remplaçant de Smith. Iron Maiden sort un single initialement prévu pour l'album solo de Dickinson, "Bring your daughter To The Slaughter". Le titre est n°1 en Angleterre et figure sur la B.O de Freddie 5. Parallèlement, le groupe édite la collection "First Ten Years", une série de 10 doubles CD singles, correspondant à tous les 45 tours du quintette depuis ses débuts. Peu après sort l'album "No Prayer For The Dying" ( n°2 GB, n°17 US) qui marque une nette régression au niveau musical. Production médiocre, morceaux peu inspirés, ce nouvel opus est censé revenir à la simplicité des débuts pour tenir tête à la nouvelle génération. Au contraire, il donne au groupe un sacré coup de vieux.



Crise de maturité

Le groupe est alors conscient qu'il lui faut se ressaisir pour ne pas finir englouti comme une bonne partie des groupes des années 1980. Les temps changent, le grunge de Nirvana s'apprête à exploser et une nouvelle génération de groupes de metal, Metallica en tête s'affirme avec un son beaucoup plus moderne. Iron Maiden fait donc son grand retour en forme en 1992 avec "Fear Of The Dark" ( n°1 GB, n°12 US). Annoncé par un single furieux, "Be Quick Or Be Dead", il présente un groupe prêt à en découdre avec ses nouveaux concurrents. Malgré quelques déchets et une tendance à lorgner vers AC/DC ( "From Here To Eternity"), il présente 2 nouveaux classiques absolus, "Afraid To Shoot Strangers" et surtout "Fear Of The Dark" qui rejoint la cohorte des incontournables en concert. L'album s'écoule à 1 million d'exemplaires la semaine de sa sortie et met le joug à une nouvelle génération de fans. L'été suivant, le groupe est une nouvelle fois tête d'affiche des Monsters Of Rock dont la capacité est limitée à 75000 spectateurs pour des raisons de sécurité. La machine semble définitivement relancée mais...

Début 93, le groupe annonce la sortie d'un album live en deux parties, "A Real Live One" ( n°3 GB, n°106 US), consacré à la période 86-92 et "A Real Dead One" ( n°12 GB, n°140 US) à 80-84. C'est à ce moment que Dickinson annonce qu'il quitte la formation pour se consacrer à sa carrière solo. Malgré ce coup de tonnerre, le chanteur honore la deuxième partie de la tournée jusqu'à son terme. Le groupe clôt l'année avec un troisième album live, "Live At Donington" ( n°23 GB) et l'avenir parait incertain.

L'année suivante, le groupe présente à la presse son nouveau chanteur, Blaze Bayley, ex- Wolfsbane, à la voix plus grave et moins typique des années 1980. Après une longue attente, "The X Factor" ( n°9 GB, n° 147 US) voit le jour en 1995. Album radicalement différent, le succès commercial n'est pas vraiment au rendez-vous, bien qu'il contienne d'exellents morceaux, dont le chef-d'oeuvre "Sign of The Cross", ou "The Edge Of Darkness". Il en sort l'exellent single "Man Of The Edge", "Lord Of The Flies" ainsi que "Virus" (Part I et II). Si le groupe maintient sa popularité sur le vieux continent, il perd complètement pied aux USA où l'alternatif et le néo punk ont succédé au grunge et momentanément enterré le metal classique. Lors de la tournée, on constate que la voix de Bayley ne s'adapte pas à certains des plus grands classiques du groupe. En 1996, Harris gère la conception du premier best of du groupe, "Best Of The Beast", qui sous son format 33 tours collector inclut les fameuses "Soundhouse Tapes". Un an plus tard, l'album "Virtual XI" ( n° 16 GB, n° 124 US), malgré de bon morceaux, réitère le semi-echec commercial et confirme le déclin du groupe. À ce stade, l'ancien n°1 du metal britannique semble condamné. L'avenir en décidera autrement.



Le retour

En 1999, Bayley est congédié et Bruce Dickinson, échaudé par l'échec de sa carrière solo, fait son grand retour. Il est accompagné par Adrian Smith, sans que celà entraine le départ de Jannick Gers. Le groupe évoluera donc avec 3 guitaristes, chacun étant à la fois rythmique et soliste. Après un long séjour en studio, les 6 musiciens accouchent en 2000 de l'album du grand retour, "A Brave New World" ( n°7 GB, n° 39 US). On retrouve modernisés les éléments progressifs qui avaient fait la réussite des plus grands disques de la formation ( "Ghost Of The Navigator"). Les fans de la génération néo-metal adhèrent en masse et le groupe ressucite aux USA. La tournée permet de renouer avec les plus grandes salles et s'achève en 2001 en tête d'affiche du Rock In Rio devant 250000 spectateurs.

Désormais, le groupe enregistrera un album tous les 2 ou 3 ans, accompagné d'une tournée des stades de courte durée. Iron Maiden poursuit ainsi son retour en 2003 avec "Dance Of Death" ( n°2 GB, n° 18 US) et une nouvelle tête d'affiche à Donnington. Il est suivi d'un ènième live, "Death On The Road" ( n°22 GB), témoignage d'une tournée qui aura vu le groupe battre des records de vitesse pour la vente de billets. La formation entre d'ailleurs dans le club très fermé des groupes de hard rock à avoir rempli le Parc des Princes.

Le succès est total mais un événement marquant vient le perturber. Le groupe prend part au Ozzfest d'Ozzy Osbourne en tant que tête d'affiche le 20 août 2005 en banlieue de Los Angeles. Suite à un arrangement avec Sharon Osbourne, la foule se met à huer Iron Maiden et même à leur lancer des ½ufs. Bruce Dickinson y va alors d'un cinglant discours envers la conduite de Sharon. Celle-ci réplique, peu de temps après, en prétextant régler ses problèmes avec Dickinson. Ce malheureux incident ne change toutefois rien à la popularité du groupe. D'ailleurs, la veille de cet incident, ses membres groupe sont invités à laisser leurs empreintes de mains sur le Hollywood's Rock Walk du célèbre magasin de musique Guitar Center. Ils se retrouvent ainsi inscrit dans la légende au côté de plus de 160 autres groupes ou artistes célèbres comme par exemple AC/DC, Aerosmith, Alice Cooper, B.B. King, Black Sabbath, Kiss, Jimi Hendrix, Queen ou encore Van Halen, Yes, ZZ Top, etc.

En 2006, le groupe atteint de nouveaux sommets avec " A Matter Of Life And Death" ( n°4 Gb, n° 9 US), concept album très réussi autour de la guerre. Accueil unanime en passe de devenir tout simplement le plus gros succès du groupe, 26 ans après le premier album. Pour cette tournée, le groupe surprend le public, en jouant pour la première fois de son histoire l'intégralité du disque. Le show se termine avec seulement une poignée de vieux classiques (Hallowed be thy name, Fear of the dark ou Iron Maiden)... Une polémique se fait alors jour avec les fans qui lors de certains concerts brandissent des pancartes avec ce simple message: "Play classics !". A noter que Iron Maiden jouera en tête d'affiche au Desert Rock Festival de Dubaï le 9 mars 2007. Les autres groupes à l'affiche de ce festival seront The Prodigy, Stone Sour, In Flames, Mastodon, Children of Bodom... Resultat du succès du dernier album dans la région: n°2 en Arabie Saoudite. L'album se place à la même position en Inde, une première dans l'histoire du rock et là encore, une tournée est annoncée pour 2007: bel exemple de succès interculturel...



Mascottes d'Iron Maiden


Eddie et les pochettes :

La mascotte du groupe est Eddie, une sorte de mort-vivant reproduit dans différentes postures sur toutes les pochettes du groupe (à l'exception de celles de quelques singles: The Soundhouse Tapes, Live+one, Running free/Sanctuary, From here to eternity, Wasting love, Wrathchild (réédition 1999) et The wicker man). Elle est surnommée « Eddie the 'ead » ("Eddie la tête") car, au début, seule sa tête était affichée sur scène.
En fait au tout début, il ne s'agissait que d'un masque blanc disposé au dessus de la scène et qui à la fin des concerts crachait sang et fumée. Quand Riggs s'est mis à travailler pour le groupe, il a amené l'idée d'Eddie. Selon ses propres dires, il s'est inspiré d'un reportage sur la guerre du Vietnam : les soldats vietnamiens avaient accroché sur un de leur char la tête décharnée d'un GI capturé, Eddie était né.
Le personnage d'"Eddie the 'ead" proviendrait également d'une vieille histoire drôle, typique de l'humour noir anglais, qui circulait dans le quartier du East End, à Londres: Eddie était un enfant né sans tête à qui quelqu'un aurait offert un chapeau pour son premier anniversaire... En ce qui concerne la marionnette géante, elle apparaît sur scène pour la première fois pendant la tournée "Beast On The Road" ( 1982). L'idée était de donner aux shows un côté plus spectaculaire. Ses apparitions correspondront dès lors avec les pochettes et les thèmes illustrés pour les albums ( momie, cyborg...)

Les pochettes sont quasiment toutes signées du dessinateur Derek Riggs, du moins jusqu'en 1992. Au fil des albums, Eddie évolue et a ainsi une histoire.

Sur les trois premières pochettes, c'est un zombie aux cheveux longs comme tous les hard rockers de l'époque.
Sur l'album Piece of Mind, Eddie se fait lobotomiser ; on voit la cicatrice purulente de la trépanation, et la calotte crânienne est maintenue par une plaquette vissée. La pochette le représente enchaîné dans une camisole de force, dans une chambre capitonnée.
Sur l'album Somewhere in Time, Eddie se cybernétise et gagne un ½il électronique qu'il gardera jusqu'à l'album suivant.

Les pochettes les plus travaillées sont sans doutes celles du Powerslave, du Live after Death et du Somewhere in Time (souvenez-vous, on est encore à l'époque du vinyle avec de grandes pochettes). On y trouve une multitude de détails, citation d'½uvres fantastiques et de science-fiction, et des références aux anciens albums.


On peut citer par exemple :

Powerslave :
parmi les hiéroglyphes, on distingue une tête de Mickey Mouse, un graffiti Indiana Jones was there

Live after Death :
une citation d'Howard Phillips Lovecraft sur une tombe (That is not dead which can eternal lie, yet with strange eons, even death may die, N'est pas mort ce qui à jamais dort, et au long des ères étranges, la mort même peut mourir)
le chat noir de la pochette de Killers
au fond de la ville, des pyramides évoquant l'album Powerslave
divers graffiti sur les pierres tombales
l'ombre de la faucheuse à l'arrière-plan


Somewhere in Time :
la rue des deux premiers albums, avec le lampadaire, la poubelle, les fenêtres colorées et une affiche avec le premier dessin d'Eddie
une horloge indique « 23:58 » pour Two minutes to midnight (album Powerslave), un bar s'appelle Aces High (et l'on distingue la silhouette d'un Supermarine Spitfire) (id.)
Icare tombe du ciel (Flight of Icarus, album Piece of Mind)
la pyramide de la Tyrell Corporation (qui évoque également l'album Powersalve), tirée du film Blade Runner de Ridley Scott
un pub s'appelle Ruskin Arms, du nom du pub dans lequel s'est fait connaître le groupe, tout comme le Rainbow et long beach Arena (où le groupe a conquis les États-Unis).
un club s'appelle le marquee , du nom d'un pub où le groupe a joué
dans une vitrine, une banderole indique à l'envers « this was a very boring painting »
la vitrine d'un bar affiche une citation de la peinture Night hawks (Les Oiseaux de nuit) d'Edward Hopper
Le groupe du jour au metal club (sous la passerelle) est Gypsy's kiss, le nom du premier groupe de steve Harris
La plaque de rue « Acacia Avenue » en référence à la chanson 22, Acacia Avenue
Au dos, en banderole sur un pont, le petit club de foot préféré d'un membre du groupe bat le club phare de l'époque
le Ancient Mariner Seafood restaurant fait référence à la chanson The Rime of the Ancient Mariner
le Phantom of the Opera House, réference à la chanson Phantom of the Opera (Album : Iron Maiden
Le Night club Sand Dune référence à la chanson To Tame a land et au cycle de Dune de Frank Herbert.
on distingue un smiley sur une des tours à l'arrière-plan
Sur la façade d'un bâtiment, juste au-dessus de la représentation des cinq musiciens, on peut apercevoir l'écriture "Maggie's Revenge", en hommage à la pochette de Prowler (édition japonaise) et Sanctuary (single différent, mais pochette identique), illustration sur laquelle on pouvait voir Eddie maltraiter avec une certaine malice le Premier Ministre de l'époque : Margaret Thatcher.
On peut distinguer sur l'affiche du cinéma l'inscription<<Live After Death>>
Bruce Dickinson tient un cerveau, et l' on voit ,au-dessus de la passerelle, la pièce métallique servant à refermer le crâne de Eddie, en réference à l'album Piece of Mind.
Il y en a encore énormement comme l'½il d'Horus, le signe sur la poitrine d'Eddie (signature de l'artiste Derek Riggs) qu'on retrouve sur la pochette de Powerslave, Charlotte au 1er étage du Ruskin, etc. Amusez vous à les trouver !

Charlotte


Charlotte est une prostituée de 40 ans qui revient dans quatre chansons : Charlotte the Harlot (album Iron Maiden), 22, Acacia Avenue (album The Number of the Beast), Hooks In You (album No Prayer For The Dying) et From Here to Eternity (album Fear of the Dark). Paul Di'Anno dit qu'elle existe vraiment, elle aurait exercé son métier dans le quartier où Paul grandit.

Inspirations

Les sources d'inspiration des paroles sont très variées. « Inspiration » ne signifie pas que la chanson relate la source, les paroles se contentent parfois simplement de capter une ambiance ou un élément de l'½uvre originale.
Littérature

Le Fantôme de l'Opéra, roman de Gaston Leroux (Phantom of the Opera, album Iron Maiden)
la nouvelle The Murders in the Rue Morgue (Double assassinat dans la rue Morgue) d'Edgar Allan Poe pour la chanson du même nom, album Killers
le roman Dune de Frank Herbert pour la chanson To Tame a Land, album Piece of Mind
le poème The Charge Of The Light Brigade publié en 1854 par Lord Tennyson, qui se réfère à un épisode de la guerre de Crimée. Steve Harris en dit "Il est inspiré de la guerre de Crimée, qui opposa les Britanniques aux Russes. L'intro est sensée recréer la galopade des chevaux lors de la charge de la brigade légère. C'est un morceau d'atmosphère". Pour The Trooper, album Piece of mind.
le poème The Rime of the Ancient Mariner de Samuel Taylor Coleridge (poète britannique romantique) pour la chanson du même nom, album Powerslave
le sacrifice d'Iphigénie dans l'Iliade d'Homère, pour la chanson Bring your daughter... to the slaughter, album No prayer for the dying
le roman Le Nom de la rose (Il nome della rosa) d'Umberto Eco pour la chanson The Sign of the Cross, album The X Factor
le roman Lord of the Flies (Sa Majesté des mouches) de William Golding pour la chanson du même titre, album The X Factor
le roman Brave New World (Le Meilleur des mondes) d'Aldous Huxley pour la chanson du même nom, album du même titre.
Cycle des Chroniques d'Alvin le Faiseur d'Orson Scott Card pour Seventh Son of a Seventh Son.
la nouvelle The loneliness of the long distance runner (La solitude du coureur de fond) de Allan Sillitoe, publiée en 1962, pour la chanson du même nom, album Somewhere in time
le roman Heart of darkness (Au c½ur des ténèbres) de Joseph Conrad pour la chanson The edge of darkness (X-Factor). Le film Apocalypse Now (1979) de Francis Ford Coppola est également tiré du livre.
le livre Le livre des cinq anneaux de Miyamoto Musashi pour la chanson Sun and steel,album Piece of mind. La chanson parle de l'auteur, un légendaire samouraï japonais, et cite quelques passages du livre.


la Bible

le fils prodigue (Prodigal Son, album Killers)
Lucifer dans (Lord of Light, album A Matter of Life and Death)
le Purgatoire (Purgatory, album Killers)
la chanson "Lord of the flies", issue de l'album "X factor": "Seigneur des mouches" est la traduction littérale de Belzébuth en hébreu
l'Apocalypse, avec
The Number of the beast (album du même nom), qui commence par une citation de l'Apocalypse (Chapitre 13, verset 18) : Woe to you, oh earth and sea, for the devil sent the beast with wrath because he knows the time is short. Let him who hath understanding recon the number of the beast, for it is a human number; its number is 666 — Malheur à vous, le ciel et la terre, car le diable a envoyé le démon, emporté de fureur, car il sait que peu de temps lui reste. Que celui qui a de l'intelligence interprète le nombre de la bête, car c'est un nombre humain ; et ce nombre est 666
Revelations (qui désigne l'Apocalypse en anglais, album Piece of mind)
Moonchild, qui évoque les sept sceaux de l'apocalypse ainsi que Babylone, la prostituée écarlate.


films et séries télévisées

la série The Twilight zone (La quatrième dimension) de Rod Serling, pour la chanson éponyme de l'album Killers.
la série télévisée The Prisoner (Le Prisonnier, avec Patrick McGoohan), pour la chanson du même titre, album The Number of the Beast ainsi que pour la chanson Back in the village, album Powerslave
le film They Died with Their Boots On (La Charge fantastique) de Raoul Walsh (1941) pour la chanson Die with your boots on, album Piece of Mind
le film Where Eagles Dare (Quand les aigles attaquent) de Brian G. Hutton (1969) pour la chanson du même nom, album Piece of Mind
le film The Duellists (Les Duellistes) de Ridley Scott (1977) pour la chanson du même nom, album Powerslave
le film Run Silent, Run Deep (L'Odyssée du sous-marin Nerka) de Robert Wise (1958) pour la chanson du même nom, album No Prayer for the Dying
le film When Worlds Collide (Le Choc des mondes) de Rudolph Maté (1951) pour la chanson When Two Worlds Collide, album Virtual XI
le film The Wicker Man de Robin Hardy pour la chanson éponyme.
le film Braveheart de Mel Gibson (1995) pour la chanson The Clansman (Virtual XI)
le film Children of the damned (Les Enfants des damnés) (1963) de Anton Leader pour la chanson du même nom, album The number of the beast. Le film s'est lui-même un peu inspiré du roman de John Wyndham, The Midwich Cuckoos (Le Village des damnés)
le film La Guerre du feu de Jean-Jacques Annaud (1982) pour la chanson Quest for fire, album Piece of mind.
le film Falling down (Chute libre) (1992) de Joel Schumacher pour la chanson Man on the edge, album X-Factor.
le film Apocalypse Now (1979) de Francis Ford Coppola pour la chanson The edge of darkness, album X-Factor.



la mythologie

Dédale et Icare (The flight of Icarus, album Piece of Mind)


l'Histoire

Genghis Khan (chanson éponyme), album Killers
la mort de Jules César ; César est assassiné par Brutus (Tu quoque mi fili) aux Ides de Mars en -44. Pour The ides of March sur l'album Killers.
la vie d'Alexandre le Grand pour la chanson Alexander the Great, album Somewhere in Time
le bûcher des hérétiques cathares à Montségur pour la chanson Montsegur, album Dance of Death
Les pèlerins du Mayflower dans The Pilgrim
la bataille d'Angleterre pour la chanson "Aces High", album Powerslave, 1984
Le débarquement de Normandie le 6 juin 1944 dans Longest Day
Le Projet Manhattan, la conception de la première bombe atomique dans Brighter than a thousand Suns
les Guerres Indiennes en Amérique du Nord (1860') pour la chanson "Run to the Hills", album The Number of the Beast, 1982
La 1ere guerre mondiale dans Paschendale, album Dance of the Death (2003).La troisième bataille d'Ypres, connue également sous le nom de bataille de Passchendaele, d'après le nom du village qui était l'objectif principal des troupes Alliées.Durant cette période, du 31 juillet au 12 novembre 1917, au total, plus d'un demi-million de soldats (300 000 Britanniques,dont 38 000 ANZAC et 16 000 Canadiens, et 250 000 Allemands) furent tués pour le gain de quelques mètres sur les lignes ennemies.



Anecdotes


Les membres d'Iron Maiden, bien que pères d'un mouvement à l'énergie dévastatrice, ont des passe-temps bien étranges pour des rock-stars : si Steve Harris, comme à peu près tous les membres du groupe, est un fan convaincu de football, d'autres ont des passions plus surprenantes pour des musiciens de heavy metal. Ainsi, le chanteur Bruce Dickinson est écrivain, escrimeur professionnel,animateur radio,et pilote de ligne aérienne commerciale dans son temps libre, le batteur Nicko McBrain se détend en jouant au golf et en collectionnant diverses pièces d'art et de poterie, et le guitariste Adrian Smith en allant à la pêche. Heavy metal spirit.
Aux débuts du groupe, Rod Smallwood, après audition d'une démo, avait organisé deux concerts pour juger de sa qualité sur scène et voir s'il allait ou non devenir son manager. Steve Harris refusa de jouer au premier concert parce qu'il se déroulait trop tôt et qu'il risquait de n'y avoir personne. Lors du second concert, Steve dut se passer de Paul Di'Anno qui avait été arrêté pour détention d'un couteau dont il se servait dans son jeu de scène, et dut chanter en même temps qu'il jouait de la basse. Les passages instrumentaux furent rallongés et Di'Anno assura la dernière demi-heure de chant. Malgré le résultat catastrophique selon l'avis d'Harris lui-même, Rod Smallwood (qui avait lui-même demandé à Harris de chanter) fut tout de même convaincu du potentiel du groupe.
À cause de ses pochettes et de son image, Iron Maiden fut fréquemment accusé d'être composé de satanistes. La réponse étant bien évidemment négative, lors des interviews, les membres du groupe n'hésitent souvent pas à tourner en dérision cette question récurrente.
Pendant la tournée à la suite de la sortie de l'album The Number Of The Beast appelée aussi "The Beast On Tour", Iron Maiden tourne dans le monde entier et enchaîne les concerts dans les plus grandes salles et dans les stades. À son arrivée en Australie, on demande au responsable de la tournée de multiplier les dates. Le groupe, qui jouit pourtant d'un succès planétaire, se retrouve ainsi à jouer dans un cabaret au fin fond du désert Australien. Dave Murray raconte qu'entre les chansons on entendait "Table 76, Le Steak est prêt". Après le concert le Manager Rod Smallwood avec sa "grâce" habituelle appelle le responsable de la tournée en l'incendiant au téléphone alors qu'il était 3 ou 4h du matin en Angleterre...
Lors de l'enregistrement de l'album The Number of the Beast, Steve Harris disait avoir entendu des sons étranges sortir de sa basse. Les musiciens et l'équipe d'enregistrement évoquent aussi le fait que certaines lumières dans le studio s'éteignaient l'espace d'un instant pour finalement revenir à la normale
À noter aussi qu'à l'époque de The number of the beast, leur producteur (Martin Birch) eut un leger accident de voiture dont les frais de réparation s'élevèrent à 666 £. Il refusa de payer la facture telle quelle, insistant pour payer 667 £...
Lors de leur passage dans la ville de Québec, pendant leur tournée "A Matter of Life and Death" (2006), Janick Gers (guitariste) s'est fait appréhender par la police locale. Par la suite, l'agent lui a demandé un autographe et une photo avec lui. Bien sûr, le tout était prévu d'avance, mais ce fut cocasse. Certaines personnes sur les forums disaient: "Ah.. Je croyais qu'il s'était fait appréhender pour gesticulation étrange!"...

# Posté le jeudi 07 juin 2007 16:55